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France-Lecornu face à deux nouvelles motions de censure sur le budget
information fournie par Reuters 27/01/2026 à 08:00

(Actualisé avec déclarations de Mathilde Panot)

Le Premier ministre Sébastien Lecornu fait face ce mardi à deux nouvelles motions de censure après le recours à l'article 49.3 de la Constitution sur la partie "dépenses" du projet de loi de finances (PLF) pour 2026.

Face à l'impasse des discussions budgétaires, le chef du gouvernement s'est résolu la semaine dernière à recourir à cet outil constitutionnel, qui permet de faire adopter un texte sans vote à l'Assemblée nationale, en dépit de sa promesse initiale de laisser les députés se prononcer jusqu'au bout sur le budget.

Il a d'ores et déjà activé l'article 49.3 sur la partie "recettes" du PLF et survécu à deux premières motions de censure rejetées vendredi au Palais Bourbon.

La France insoumise (LFI), associée aux écologistes et aux communistes, et le Rassemblement national (RN) ont déposé deux nouvelles motions de censure concernant cette fois la partie "dépenses".

Celles-ci seront examinées dans l'hémicycle à l'issue de la séance de questions au gouvernement, prévue à 15h00 (14h00 GMT), mais ont peu de chances d'aboutir.

Les députés du Parti socialiste (PS) tout comme ceux de la Droite Républicaine (DR) ont décidé de ne pas censurer le gouvernement.

"L'enjeu, ce n'est pas seulement si Lecornu, et son gouvernement, peut se maintenir coûte que coûte alors que plus personne ne veut de cette politique dans le pays", a dit Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale, sur TF1. "L'enjeu, c'est aussi de faire tomber un budget d'une cruauté absolument inouïe."

"Le seul moyen pour faire tomber ce budget, c'est de voter la motion de censure. Et tous ceux qui ne le feront pas sauveront Macron et seront d'accord avec ce budget-là", a-t-elle insisté, observant que la motion de son groupe vendredi n'avait échoué que de 19 voix.

A l'issue de l'examen de ces motions de censure, et en cas de rejet, le PLF sera ensuite transmis au Sénat avant de revenir à l'Assemblée où le gouvernement engagera à nouveau sa responsabilité, cette fois sur l'ensemble du texte.

Le processus dans son entier, examen des motions compris, devrait se terminer autour du 3 février, selon le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous.

Si les ultimes motions de censure échouent, le PLF sera alors définitivement adopté après plus de quatre mois de joutes parlementaires.

(Rédigé par Blandine Hénault et Bertrand Boucey)

1 commentaire

  • 09:27

    Et on verra de nouveau les Patriotes (?) voter la motion de censure de La France Indigne !


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